événement

laboratoire.l’araignée à la Rentrée de Gaspé

Ce vendredi ça se passe à la Rentrée de Gaspé!

Le collectif L’Araignée ouvre les portes de son laboratoire performatif pour une soirée unique de performances, projections, installations, musique et zines.

Le vendredi 5 septembre de 19h à 22h
5445 rue de Gaspé #601.1, porte 1 Montréal, QC.

Avec la participation d’Ilena Hernandez, Julie Lequin, Money Laundry, Noémi McComber, Pierre-Alain Faucon et Fritta Caro

Programmation de la soirée

18h45 – Pierre-Alain Faucon interprète « Le merveilleux monde du travail », « J’ai perdu ma clarinette » et « Les clôtures coupées » + autres interventions musicales au cours de la soirée
19h à 22 h – Ateliers portes ouvertes 601.1
« Le revers du linge sale », Installation par une femme éléphant.e, extrait en primeur du photo-roman de Julie Lequin, intitulé « Marionnettes en papier et autres récits bricolés »*  et photographies de Noémi McComber, tirées de la série « Effractions »
19 h –  Le sourire de la fillette, happening photo performatif en hommage à Louise Bourgeois et projection vidéo-performance de Noémi McComber (lobby devant les ascenseurs)
20h – Performance d’Ileana Hernandez et de Money Laundry (Ileana Hernandez et Michael Jachner)
20h30 – Symphonie d’ocarinas avec le collectif L’Araignée 
21h – Jam performatif

Happening
Le sourire de la fillette

Instructions : Essayez d’imiter la posture de  Louise Bourgeois lorsqu’elle pose pour Robert Mapplethorpe (1982) en tenant La fillette sous le bras.

Essayez de retrouver l’expression de son visage, son sourire.
Pouvez-vous sentir sa joie?  Pouvez-vous revivre le sourire de Louise Bourgeois?

Pouvez-vous vous transporter avec elle à ce moment précis? Que voulait-elle transmettre par ce regard? Est-ce l’affinité avec le photographe qui a animé ce moment de complicité?

[Photos avec La Fillette de Florencia Marchetti, Helena Martin Franco, Juliana Borrero, Julie Isabelle Laurin, kimura byol, Pilar Escobar et Noémi McComber]

Plus d’infos sur les artistes invitées :
* « Marionnettes en papier et autres récits bricolés » est un projet hybride de Julie Lequin explorant l’identité, le quotidien et la parentalité à travers des vidéos, des sculptures, des photo-romans et un fanzine. Ce projet questionne et explore la notion de performance du quotidien, en abordant des thèmes à la fois intimes et collectifs tels que la construction de soi, la parentalité, la pré-ménopause, les relations familiales, amoureuses et professionnelles. Les personnages, grotesques et bricolés à la main, incarnent des rôles de la vie quotidienne avec humour et absurdité, tout en interrogeant la performance de soi. Pour l’exposition, un segment du roman-photo imprimé au format 20 x 30 pouces offre un aperçu visuel et narratif de ces scènes.

Noémi McComber présente la série photographique « Effractions », où des véhicules heurtés sont reconstitués, où il n’y a plus de fenêtres dans l’habitacle et plus de traces de vitre explosée. Celles-ci sont recouvertes, substituées, parées de bâches de plastique bariolées, comme une prothèse, un survêtement, un bandage. Elle présente également la vidéo-performance « Allegretto » où le métronome dicte la cadence à une soldate isolée, où chacun de ses coups de pied contribue à propulser sa chute.

Pierre-Alain Faucon compose dans le vif de la ville, en puisant dans ses souvenirs d’enfance et dans les embouchures et aléas du quotidien qui se déploie sans relâche. Une clarinette oubliée, une clôture coupée, une carte d’anniversaire raturée, autant de moments qui transcendent la simple mémoire pour faire surgir des sentiments sans fin révoqués. À la lisière entre « le merveilleux monde du travail » et l’art, tout près du gouffre, sa musique se faufile et retentit dans les gravats.

La pratique multidisciplinaire d’Ileana Hernández Camacho est axée sur la performance relationnelle et ses recherches portent sur le camouflage humain. Elle utilise le mimétisme pour dialoguer avec divers éléments de son environnement (inertes et vivants). À travers des vêtements et des objets du quotidien, elle transforme son corps naturel pour en créer un poétique. Ses actions sont axées sur l’écoute sensorielle et la collaboration. Elle est originaire du Mexique, où elle vient de compléter une maîtrise en production artistique à l’UAEM à Cuernavaca.

MONEY LAUNDRY est le projet noise expérimental néo-perreo d’Ileana Hernandez et Michael Jachner. Ileana joue des effets atmosphériques, du synthé et du chant. Michael contribue aux percussions expérimentales (« le métal comme instrument, pas comme style ») avec des objets trouvés dans diverses bennes à ordures et chantiers de construction. Ielles ont fondé.e.s le duo artistique ¡A MANO! en 2013. Michael fait partie de Dead Bush (depuis 2004), un groupe noise expérimental. Leurs influences sont le neoperreo, les micheladas, l’improvisation, le lettrage à la main, l’ambient et le maximalisme. Ielles aiment la collaboration et les jams.

Fritta Caro, alias Helena Martin Franco ou Corazón Desfasado, est une artiste évoluant sous le pseudonyme Une femme éléphante. Elle écrit des récits autofictionnels, crée des images évocatrices, sculpte des formes hybrides et chante des sorts pour invoquer des espaces de transgression et de poésie.

Le revers du linge sale est la maquette d’une vidéo-installation et performance. Cet exercice d’atelier fait dialoguer les univers de ses personnages de fiction – Helena, Fritta, Une femme éléphant.e, Corazón Desfasado – qui l’habitent et la constituent.

Sourire avec la fillette est un happening né de la démarche d’Une femme éléphant.e. Inspiré par l’œuvre de Louise Bourgeois, il célèbre le vécu collectif pour renforcer et animer la joie de la solidarité féminine. Avec elle, l’artiste, et entre nous, les participantes, il s’agit de souligner notre rencontre, d’honorer notre complicité et de célébrer l’artiste, son parcours, sa réussite, ainsi que les nôtres.